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PÂQUES : l’Église « en sortie »

Oui, au matin de Pâques il y a environ 2 000 ans, la première communauté – elle ne s’appelait pas encore « Église » mais elle en était le germe – est déjà confinée … par la peur. Logiquement, la page vient de se tourner. Rien ne sera plus comme avant, quand ils Le suivaient sur les chemins de Galilée. Le tombeau a été définitivement refermé et, avec lui, une part de leur vie. Comment bâtir maintenant un avenir après ça ? Comment vivre autrement alors qu’ils ont encore au cœur toutes ses paroles et tous ses gestes qui les accompagnaient ?

Ce n’est pas Lui qui est venu les chercher.

C’est une femme, Marie Madeleine, qui s’est risquée jusqu’au tombeau alors qu’on ne voit pas bien encore comment avancer. Oui, il fallait d’abord se rendre à l’évidence et accepter l’inacceptable, « faire le deuil » comme on dit. Et rien ne s’est passé comme elle l’avait imaginé. Courir. Maintenant il fallait courir pour partager cette nouvelle insensée : son corps n’est plus là où on l’avait laissé ! Et puis trouver une explication, faire quelque chose !

Ce n’est pas Lui qui est venu les chercher. Alors eux aussi, ils sont sortis en courant, chacun comme il pouvait : il fallait courir, car leur vie en dépendait. Il y a urgence quand tout d’un coup votre monde se met à basculer ! Alors ils ont vu l’incompréhensible. Pourquoi n’est-Il pas venu pour leur expliquer ?

Pour Simon-Pierre, ce qu’il voyait s’arrêtait à ses yeux : il n’avait pas encore la force d’aller plus loin et de descendre plus profond.

Chacun est seul devant l’inexplicable. Puisque cela, par définition, ne peut pas être expliqué, il faut chercher autre chose, en soi, pour commencer à vivre autrement : un chemin qui ne peut pas être « comme avant » car c’est un chemin qu’il faut maintenant inventer, si on accepte de le prendre.

L’autre disciple, celui qui était arrivé le premier, celui que Jésus aimait, a compris pourquoi, dès le premier regard, parce qu’il portait encore en lui cet Amour-là. Il a compris pourquoi Il n’est pas venu les chercher. C’était à lui, maintenant, de partir à Sa rencontre, à lui de découvrir le chemin où Il les appelait …

parce qu’Il était toujours là, vivant, et qu’Il serait toujours là.

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Bruno Lesourd « Alléluia – cantate « 

Jacques Béchet, diacre
PÂQUES – 12 avril 2020 (Jean 20,1 – 9)