Célébrations des messes
A compter de mars 2022, mesures sanitaires encore en vigueur : actualité.
Paroisse Saint-Louis

Homélie du 2ème dimanche de carême 2026

HOMELIE DU 2EME DIMANCHE DE CARÊME _ DIMANCHE 01 MARS 2026
GENESE 12,1-4a ; 2 Tm 1,8b-10 ; Mt 17,1-9

La semaine dernière nous avons reçu le témoignage de néophytes. Comme Abram, dans le livre de la Genèse, ils ont accueilli l’appel de Dieu et accepté de quitter le lieu de leurs certitudes pour inscrire leurs pas dans ceux du Christ. Ils nous ont rejoints avec confiance. Et nous venons d’entendre ceux qui les ont accompagnés nous partager leur expérience.
La prise au sérieux par les néophytes de la parole que Dieu nous adresse est, à mes yeux, une invitation pour nous à nous laisser conduire par elle.
A l’instar d’Abram, oser l’aventure de la foi, sans savoir où Dieu nous mène, confiant dans la promesse de bénédiction et de fécondité de notre existence.
A la suite des disciples, faire confiance au Christ qui nous emmène avec Lui, à l’écart de nos habitudes, sur une haute montagne, dans l’intimité divine. Là, avec les disciples, faire l’expérience de la réalité du Christ et de la transfiguration en Lui de notre humanité. « En lui resplendit la vie » dit la deuxième lettre à Timothée. En lui nous est révélée notre véritable vocation humaine : refléter la lumière divine.
La conversion à laquelle nous sommes invités durant ce « temps favorable » du carême est orientée vers l’accomplissement de cette vocation.
Abram se mit en route à l’appel de Dieu vers un pays dont on ne sait rien. Alors même que nous attendrions une description ou une localisation, il n’est question que de son devenir : « tu deviendras une bénédiction ». Le pays promis n’est autre que lui-même, ce pour quoi il est fait.
Dans le Christ notre propre horizon humain éclate de toute sa blancheur, sur la haute montagne.
Notre « vocation sainte », selon les mots de la lettre à Timothée, devient visible à nos yeux dans le Christ. Une vocation à la vie qui resplendit et qui détruit la mort.
La clé de celle-ci nous est donnée par la voix dans la nuée lumineuse : « celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! »
L’écoute attentive du Christ et de son évangile est le chemin d’une humanité transfigurée. La parole évangélique dont nous sommes porteurs appartient à ceux que le Seigneur nous envoie et ceux vers lesquels il nous envoie, comme l’affirme justement Madeleine Delbrêl. Il nous revient donc d’en être les témoins.
Comment ?
En posant les actes qui détruisent la mort et font resplendit la vie. Ils disent le sérieux de notre engagement à la suite de Jésus.

Dominique Rameau