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Homélie – Fête de Toussaint

« Heureux les pauvres de cœur ».

Cette expression parcourt toute la Bible, ce que nous appelons l’Ancien Testament.
Les pauvres de cœur, ceux qui ne cessent de faire confiance à Dieu, ceux qui s’en remettent à Dieu pour conduire leur vie.
La Vierge Marie en fait partie ; elle en est le modèle.

Pauvres de cœur, pauvres de Dieu.
Je dirais volontiers : ceux et celles qui sont arrivés à faire confiance à Dieu. Ils y sont arrivés à travers leur vie, les évènements qu’ils ont vécus.
Ceux qui ont traversé les épreuves de la vie, qui ont douté de Dieu, qui l’ont peut-être rejeté à certains moments.
Ceux qui ne voyaient plus ce que Dieu pouvait avoir affaire dans leur vie.
Heureux ceux qui ont parcouru ce chemin de peines et de joies, qui ont découvert le pas à pas de Dieu dans leur vie.

Cette découverte s’est faite en prenant le temps de relire leur vie.
Découverte que Dieu s’est manifesté à travers tant de personnes qui ont été proches, qui ont aidé, soutenu, dans les moments difficiles.

Alors, si tu t’y retrouves dans cette démarche, heureux es-tu.
Alors, à ton tour, à toi d’aider, de soutenir, de te rendre proche.

C’est ainsi que je lis : « Heureux ceux qui pleurent ».
Parce que, passé le temps des pleurs, ils deviennent davantage capables de comprendre ce que vivent les autres, parce qu’ils sont passés par là, et qu’ils s’ouvrent davantage à la peine des autres.

« Heureux les artisans de paix, et les doux, ceux qui refusent la violence.
Ceux qui ont à cœur de vivre la fraternité, de tisser des liens pour que la vie ensemble soit possible ; Face à ces paroles, il y a l’assassinat de Samuel Paty et des trois autres personnes à Nice.
Il y a en moi, de la révolte et de la colère contre ceux qui mettent dans la tête d’autres personnes que l’on peut tuer au nom de Dieu, mais d’un Dieu qui n’existe pas.

Comme beaucoup, je porte, dans ma prière, les familles qui vivent de telles souffrances, et les hommes et les femmes de religion musulmane que je connais, qui sont mes amis, et les autres, qui sont aussi en souffrance, en révolte, en colère, tout comme moi.

Dans ce ciel assombri, un rayon de soleil qui éclaire et indique le chemin.
C’était jeudi dernier et je n’étais pas à la Maison Paroissiale.
Un monsieur musulman de Thiais téléphone disant qu’il aimerait prier avec nous.
La secrétaire, Mado, avec son accord, relève son numéro de téléphone et me le transmet.
J’appelle ce monsieur, le lendemain et il me dit : « C’est simplement avec mon cœur d’homme que j’ai appelé pour savoir si je pouvais venir prier avec vous, à l’église ».

Toi, mon frère musulman que je ne connais pas, je te dis « Merci » parce que tu es signe de fraternité et témoin du chemin que Jésus propose : « Heureux les artisans de paix ».