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Vivre l’Avent avec Madeleine Delbrêl – Semaine 3 : une invitation à un regard d’espérance

VIVRE L’AVENT AVEC MADELEINE DELBRÊL

SEMAINE 3 : UNE INVITATION À UN REGARD D’ESPÉRANCE

L’Avent nous rappelle l’attente du Peuple de Dieu : l’attente d’un Sauveur. Il nous invite à toucher du doigt le désir de Dieu lui-même : que nous ayons la vie, la vie en abondance.
Ces jours avant Noël peuvent être pour nous un temps privilégié pour regarder les personnes, les situations, les pays, … Voir ce qui est beau, ce qui est lourd, ce qui trouble ou fait grandir… Regarder la réalité et désirer que la vie s’y déploie davantage.
Cette semaine, nous commencerons par une piste de réflexion, puis Madeleine Delbrêl nous aidera à aller plus loin !

1.PISTE POUR COMMENCER LA RÉFLEXION
Seul(e) ou à plusieurs, prendre un moment après avoir vu le journal télévisé ou lu le journal, ou bien repenser à notre journée ou encore, faire mémoire des personnes de notre immeuble, de notre travail ou de notre famille,…
Puis choisir un seul évènement ou un seul fait banal (et s’y tenir !).
Regarder, là, tout ce qui est beau, plein d’espérance, rendre grâces.
Puis, faire de même pour voir ce qui est lourd, insupportable, scabreux et laisser jaillir une prière d’intercession.
Enfin, s’interroger : à quoi ce temps en solitude ou ce partage m’invite-t-il, nous invite-t-il, seul(e) ou avec d’autres ?

2.TEXTES DE MADELEINE DELBRÊL

  • Dieu n’a pas dit : « Tu aimeras ton prochain, sauf les communistes »
  • Dieu n’a pas dit : « Tu croiras », mais « Tu aimeras ».

« Pouvoir arpenter toutes les rues, s’asseoir dans tous les métros, monter tous les escaliers, porter le Seigneur Dieu partout (…).
Cet amour qui nous habite, cet amour qui éclate en nous, est-ce qu’il ne va pas nous modeler ?
Seigneur, Seigneur, au moins que cette écorce qui me couvre ne vous soit pas un barrage. Passez.
Mes yeux, mes mains, ma bouche sont à vous.
Cette femme si triste en face de moi : voici ma bouche pour que vous lui souriiez.
Cet enfant presque gris tant il est pâle : voici mes yeux pour que vous le regardiez.
Cet homme las, si las, voici tout mon corps pour que vous lui laissiez ma place et ma voix qui que vous lui disiez très doucement : ‘Asseyez-vous’. Ce garçon si fat, si bête, si dur, voici mon cœur pour que vous l’aimiez avec, plus fort qu’il ne l’a jamais été. »

Extraits de « Missionnaires sans bateaux » (1943), dans La sainteté des gens ordinaires, Tome 7 des Œuvres complètes, 2009, p. 88

3.POÈME DE MADELEINE DELBRÊL : 

Le nouveau jour

Un jour de plus commence.

Jésus en moi veut le vivre. Il ne s’est pas enfermé.
Il a marché parmi les hommes.
Avec moi il est parmi les hommes d’aujourd’hui.

Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison,
chacun de ceux que je croiserai dans la rue,
d’autres riches que ceux de son temps, d’autres pauvres,
d’autres savants et d’autres ignorants,
d’autres petits et d’autres vieillards,
d’autres saints et d’autres pécheurs,
d’autres valides et d’autres infirmes.
Tous seront ceux qu’il est venu chercher.
Chacun, celui qu’il est venu sauver.
A ceux qui me parleront, il aura quelque chose à répondre ;
A ceux qui manqueront, il aura quelque chose à donner.
Chacun existera pour lui comme s’il était seul.
Dans le bruit, il aura son silence à vivre.
Dans le tumulte, sa paix à mouvoir.

Jésus en tout n’a pas cessé d’être le Fils.
En moi il veut rester lié au Père. Doucement lié,
dans chaque seconde,
balancé sur chaque seconde comme un liège sur l’eau,
Doux comme un agneau devant chaque volonté de son Père.

Tout sera permis dans le jour qui va venir,
tout sera permis et demandera que je dise oui.
Le monde où il me laisse pour y être avec moi
ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ;
comme un enfant porté sur les bras de sa mère
n’est pas moins avec elle
parce qu’elle marche dans la foule.

Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.
Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,
à chaque instant,
les envoyés de Dieu au monde.
Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,
au long de ce jour qui commence,
à toute l’humanité, de notre temps, de tous les temps,
de ma ville et du monde entier.

A travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver,
des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde,
iront jusqu’à la fin des temps.

Béni soit ce nouveau jour, qui est Noël pour la terre,
puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore.

« Le nouveau jour », dans Humour dans l’amour, Tome 3 des Œuvres complètes, Nouvelle Cité, p. 59

12 décembre 2020

À venir samedi 19 décembre – semaine 4 : VIVRE L’AVENT AVEC MADELEINE DELBRÊL – UNE INVITATION À ACCUEILLIR –

Retrouver la période de l’Avent du 29 novembre au 24 décembre 2020